Samedi Soir.

Ce soir, je sors. C'est sa soirée d'anniversaire. Mais ce n'est qu'un soir comme les autres.
Direction St Pierre, où plus tard les flics débarquent et embarquent de joyeux pantins, de pauvre loques, de pathétiques âmes qui hurlent des chansons paillardes à la gueule de la nuit.
Ah, St Pierre. Petite place aux bars prétendument branchés, et ses jeunes, qui ne savent pas vraiment ce qu'ils font là au fond, mais ils sont trop défoncés pour se poser la question. C'est hype, branché, frais, THE place to be, alors pourquoi pas nous? Ouais pourquoi pas nous, à espérer entrer Chez Tonton, wow et après? Ce n'est qu'un bar comme les autres, dans un soir comme les autres. Pour oublier la futilité de ce monde, on boit, qu'est ce qu'on pourrait faire d'autre après tout? Y a des bars partout ! Alors on boit, je bois, et je pars. Je laisse à l'entrée du Bar Basque, mes problèmes, et je ris, je sais plus pourquoi je ris, mais je ris, le Tariquet y est carrément pour quelque chose, et après je bade, je bade parce qu'on a fini la bouteille, et que merde c'est pas donné, et que ça y est, je redescends peu à peu m'enfoncer dans mes conneries. On croise des gens, on dit bonjour et notre nom aux inconnus, ils me disent les leurs et je les oublie aussitôt. Je fume clope sur clope, parce que j'ai rien trouvé de mieux à faire, ça m'occupe. Puis quand les paquets se vident, ben je taxe, on taxe, et les gens ne sont pas très généreux. On dirait que tout d'un coup, plus personne ne sait ce qu'est une cigarette. Alors que l'instant d'avant, St Pierre brillait de cendres rouges de leur JPS. Ils devraient plutôt me remercier, merde quoi, une clope en moins, c'est des minutes de vie en plus pour eux. Je m'encrasse les poumons à leur place, bordel ! Un sourire ne tue pas. Mais c'est trop donner, et à cette heure là, les sourires ne sont que des résultats de toute la weed qui a trainé par là. En venant, je me suis composé un sourire, mais mes yeux ne suivaient pas. Elles l'ont peut être remarqué un instant, mais j'ai tâché d'avoir l'air convaincante. De sauver les foutues apparences, même si derrière mes lèvres souriantes se cache une gerbe de larmes. On va se caler sur les quais, où Mondanité se perd. On s'assoit comme des clodos. Et la seule idée réjouissante qui me traverse l'esprit, c'est de sauter dans la Garonne endormie, réveiller ses flots un instant, et puis couler. Pop.
Nan, je ne suis pas dépressive, j'ai juste l'alcool triste. Des beaufs de banlieue parisienne viennent nous parler, j'ai envie de rire, lui il est gentil, on écoute Rhoff et j'essaye de me rappeler les paroles, je les connais pourtant, j'écoutais Sky y a pas si longtemps que cela, il me drague vaguement, lourdement, et je ris, Vodka-Kas aidant. On parle, ça nous occupe, qu'est ce que on se fait chier en soirée parfois. Souvent même. Alors j'allume cigarette sur cigarette, mais même là ça bloque, je n'ai plus de forces, j'arrive pas à appuyer sur ce putain de briquet pour les allumer. Je fume les dernières à la James Dean, la gardant entre mes lèvres, et aspirant plusieurs fois de suite. C'était peut être celle en trop, ça y est mes yeux me piquent, je suis satisfaite, je ne ressentais rien avant. A peine le goût. Je ressens rien en fait, à part un manque qui me bouffe, et un bad qui m'assoiffe. J'ai envie de tout casser, de tout détruire, de tout défoncer, je ne trouve qu'une bouteille, d'un coup de talon elle se brise, comme mes rêves. Comme moi.
Bonne nuit les petits.
Samedi Soir.

# Posté le lundi 27 octobre 2008 08:44

De moi-même à moi-même

Tu dois pas te plaindre, t'as pas le droit, t'as engendrée ton propre malheur, t'es très douée pour cela, a vrai dire, c'est ton seul talent. Il en n'a rien à foutre de toi, il répond à tes messages une fois sur deux, et encore, à contre-c½ur, et puis il ne t'aime pas, ne t'a jamais aimée, et ne t'aimera jamais, c'est tout. Ouvre les yeux, il voulait juste ne pas être seul cet été-là, avoir quelque chose à raconter pour la rentrée, une histoire de plus à se vanter, il t'a vue, toi pauvre petite fille naïve, tu faisais l'affaire, et il t'a eue. Il t'achetait avec ses nombreux cadeaux, et ça t'amusait, se sentir entretenue, c'était tellement excitant. Il fermait les yeux sur tes défauts, et a bouffé tes qualités. Il t'a volé ton peu de fierté, et tu la lui offres allègrement dès que t'en retrouves un peu, parce que t'as tout foutu en l'air. Mais tu dois pas espérer. On n'a qu'une chance, tu n'avais qu'une chance, et tu l'as lamentablement laissée passer. Tu jouais avec le feu, les regardais tous sauf lui, tu le fuyais, il te fuit. Ah, l'ironie du sort hein. Tout est inversé. Et c'est toi qui est touchée, coulée. Et tu t'en veux, parce que tu peux plus rien faire, parce qu'il ne veut plus rien faire. Que pourrais-tu changer de toute façon? C'est trop tard! En réfléchissant bien, tu pourrais être heureuse, et le rendre heureux, seulement ce ne sera qu'une pauvre théorie.
Alors, ne te plains pas. Il ne manquerait plus que cela! Parce que tout est entièrement et uniquement TA faute.



 De moi-même à moi-même

# Posté le mardi 02 septembre 2008 08:43

Modifié le lundi 27 octobre 2008 08:39

J'aime mon été.

J'aime mon été.
Le soleil et ma peau toute dorée, mes rires dans les vagues sous la pluie et la grêle, le sable qui glisse entre mes doigts, l'eau turquoise et transparente qui se déhanche, la musique bretonne qui m'enivre malgrè moi, et ses danseurs que j'envie, leurs fuites pour se choper des bières et nos pouilleux massacreurs, le poker qui ne rime à rien, leurs blagues bidons à longueur de temps, les cassages et les massages, les balades à vélo où je suis toujours la dernière, les délires de la nuit, leurs chatouilles et nos bagarres, la radio qui crie, les groupes pourris, les mieux Urban Trad, ma robe noire et le carton de langoustines, ses coups de tél à lui, qui me font sourire, notre jeu favori « tu dois trouver » Milou, Tintin, Mika, Kurt Cobain, Rondoudou, Tommasi et tant d'autres, et puis Bob Marley quoi, mais aussi les ptits déj' devant Secret Story, et les yeux bleus des Bretons, le marché qui est toujours le même, et ses beaux marchands également, les cartes postales reçues et envoyées, les messages jusqu'à si tard dans la nuit, les appels pris cachée dans le dressing, les trésors du dressing, les RDV dans leurs chambres, les souvenirs douloureux sur ma main, le bodyboard sans planche, les surfeurs de la pointe de la Torche, et l'océan en colère, le ciel malheureux, et mes larmes, les compliments maladroits, les lits défaits, mon carnet de souvenirs d'un autre été, les magazines pour filles et leurs tests à la con, nos expressions de région, ces regards, et c'est moi qui tiendrai le plus longtemps cherche pas, ce gars un peu fou, surement un peu fait, cette mini ville sous la pluie et ses churros, mon cappuccino imbuvable mais pas cher, et le bus au son de mon iPod et de mes déboires amoureuses, nos cap ou pas cap et mon réveil si dur ce matin là, les gâteaux au chocolat, les pancakes et les crêpes faites par nous mêmes d'abord, le château de sable du ptit garçon t'as vu jpeux le faire, les jus de pomme (rouge, ou pas), le Breizh cola, et puis le cidre et la bière ( offerts par Gustave?), et oui ma naiveté, et mes peurs balayées d'un coup de tête, de couette, les jeux de cartes, le vélo, les jeux de cartes, le vélo, la boude, l'herbe bouffée, l'hamac retourné, et mes tours de manège de tissu, la pêche infructeuse, sauf si on aime les algues bien sûr, cet au revoir distant et pourtant...
le manque.

Et regarder les shorts, avec elle, et débattre sur leurs âges, se donner RDV au Bikini, et boire un très grand Coca, et me sentir toute petite sous l'immensité du ciel se parant d'ocre et de feu, et sentir mon corps exploser de liberté sur la piste, derrière le chalet, sous le soleil, en pédalant à toute vitesse, crier comme les Indiens, et se poser au poste de secours, la nuit, en parlant de tout et de rien, se la jouer comme dans The OC quoi, et croiser de beaux garcons, et admirer le chalet des Anglais, et aller à la plage toutes seules, dorer bien vite, et la cuisine méditerranéenne, et la Méditerranée, Pavarotti dans la BMW et ces souvenirs qui ronronnent.

Et puis toujours Toulouse, avec ces habitants et le Capitole en plein soleil, ces aprèms avec elle au Flo, ou avec elle et elle, en virée dans les plus jolies boutiques du centre, ou chez elle avec ses béquilles et nos c******s de mammouth, et SKINS, et encore et surtout Skins la saison 1 et la 2, enchaînées, et Gossip Girl saison 1, se nourrir d'épisodes et de plats tout prêt.La piscine, ces aprèms plein de langueur avec Bonjour Tristesse à la main et le soleil sur mon corps, et l'eau à mes pieds, Secret Story encore et toujours, mais plus KD2A c'est bien trop tôt, et ranger ma chambre et faire ressurgir des souvenirs en sourire, trouver de vieux déguisements et devenir tour à tour une Indienne une Tahitienne, un vampire ou encore une coccinelle, une Gitane, une Chinoise, Minnie ou une bourgeoise déchue, porter des mini mini jupes d'un autre temps, retrouver les Wesh Wesh, mon dieu que de fautes de goûts, des carnets, mes peluches ... Un peu de ma vie quoi, toute mon enfance, et l'envie brutale d'y retourner, c'est beau et c'est triste.

Et... etc.

# Posté le lundi 25 août 2008 16:43

Modifié le samedi 30 août 2008 17:49

Faire des Vagues ...

Faire des Vagues ...

Allez, demain, je m'en vais, au vent mauvais comme dirait l'autre.
En Bretagne. Temps prévu: ciel gris, ciel gris, puis pluie. Pitié, un peu de soleil !
Je penserai à vous, à St Trop (au hasard hein) ou en Egypte, où il n'y en a que trop.

J'ai décidé de m'arranger un peu mon été, parce que là il ne vaut vraiment rien par rapport à l'an dernier.
Mais bon, je ne désespère pas. Cette fois-ci, un nouveau venu... On verra ce que ça donnera.
Après tout, traîner à la plage avec son cousin, son pote et sa petite soeur, ya pire nan?
Alors je tâcherai d'avoir des choses à raconter...

Ah, et n'oubliez pas que je vous aime !




# Posté le lundi 04 août 2008 17:11

Modifié le lundi 25 août 2008 16:03