Le soleil et ma peau toute dorée, mes rires dans les vagues sous la pluie et la grêle, le sable qui glisse entre mes doigts, l'eau turquoise et transparente qui se déhanche, la musique bretonne qui m'enivre malgrè moi, et ses danseurs que j'envie, leurs fuites pour se choper des bières et nos pouilleux massacreurs, le poker qui ne rime à rien, leurs blagues bidons à longueur de temps, les cassages et les massages, les balades à vélo où je suis toujours la dernière, les délires de la nuit, leurs chatouilles et nos bagarres, la radio qui crie, les groupes pourris, les mieux Urban Trad, ma robe noire et le carton de langoustines, ses coups de tél à lui, qui me font sourire, notre jeu favori « tu dois trouver » Milou, Tintin, Mika, Kurt Cobain, Rondoudou, Tommasi et tant d'autres, et puis Bob Marley quoi, mais aussi les ptits déj' devant Secret Story, et les yeux bleus des Bretons, le marché qui est toujours le même, et ses beaux marchands également, les cartes postales reçues et envoyées, les messages jusqu'à si tard dans la nuit, les appels pris cachée dans le dressing, les trésors du dressing, les RDV dans leurs chambres, les souvenirs douloureux sur ma main, le bodyboard sans planche, les surfeurs de la pointe de la Torche, et l'océan en colère, le ciel malheureux, et mes larmes, les compliments maladroits, les lits défaits, mon carnet de souvenirs d'un autre été, les magazines pour filles et leurs tests à la con, nos expressions de région, ces regards, et c'est moi qui tiendrai le plus longtemps cherche pas, ce gars un peu fou, surement un peu fait, cette mini ville sous la pluie et ses churros, mon cappuccino imbuvable mais pas cher, et le bus au son de mon iPod et de mes déboires amoureuses, nos cap ou pas cap et mon réveil si dur ce matin là, les gâteaux au chocolat, les pancakes et les crêpes faites par nous mêmes d'abord, le château de sable du ptit garçon t'as vu jpeux le faire, les jus de pomme (rouge, ou pas), le Breizh cola, et puis le cidre et la bière ( offerts par Gustave?), et oui ma naiveté, et mes peurs balayées d'un coup de tête, de couette, les jeux de cartes, le vélo, les jeux de cartes, le vélo, la boude, l'herbe bouffée, l'hamac retourné, et mes tours de manège de tissu, la pêche infructeuse, sauf si on aime les algues bien sûr, cet au revoir distant et pourtant...
le manque.
Et regarder les shorts, avec elle, et débattre sur leurs âges, se donner RDV au Bikini, et boire un très grand Coca, et me sentir toute petite sous l'immensité du ciel se parant d'ocre et de feu, et sentir mon corps exploser de liberté sur la piste, derrière le chalet, sous le soleil, en pédalant à toute vitesse, crier comme les Indiens, et se poser au poste de secours, la nuit, en parlant de tout et de rien, se la jouer comme dans The OC quoi, et croiser de beaux garcons, et admirer le chalet des Anglais, et aller à la plage toutes seules, dorer bien vite, et la cuisine méditerranéenne, et la Méditerranée, Pavarotti dans la BMW et ces souvenirs qui ronronnent.
Et puis toujours Toulouse, avec ces habitants et le Capitole en plein soleil, ces aprèms avec elle au Flo, ou avec elle et elle, en virée dans les plus jolies boutiques du centre, ou chez elle avec ses béquilles et nos c******s de mammouth, et SKINS, et encore et surtout Skins la saison 1 et la 2, enchaînées, et Gossip Girl saison 1, se nourrir d'épisodes et de plats tout prêt.La piscine, ces aprèms plein de langueur avec Bonjour Tristesse à la main et le soleil sur mon corps, et l'eau à mes pieds, Secret Story encore et toujours, mais plus KD2A c'est bien trop tôt, et ranger ma chambre et faire ressurgir des souvenirs en sourire, trouver de vieux déguisements et devenir tour à tour une Indienne une Tahitienne, un vampire ou encore une coccinelle, une Gitane, une Chinoise, Minnie ou une bourgeoise déchue, porter des mini mini jupes d'un autre temps, retrouver les Wesh Wesh, mon dieu que de fautes de goûts, des carnets, mes peluches ... Un peu de ma vie quoi, toute mon enfance, et l'envie brutale d'y retourner, c'est beau et c'est triste.
Et... etc.